DUPRÉ Jules

Jules Dupré né à Nantes, le 5 avril 1811 et mort à L'Isle-Adam, le 6 octobre 1889, est un peintre paysagiste français apparenté à l'école de Barbizon.

Son père, originaire de L'Isle-Adam, dirige une manufacture de porcelaine à Parmain avant de s'établir à Nantes. Le jeune adolescent, s'initie très tôt à l'art du décor sur céramique et admira toute sa vie Théodore Géricault, Claude le Lorrain et Rembrandt.

En 1823, il arrive à Paris à l'âge de 12 ans, il travaille chez un oncle qui emploie Auguste Raffet, Louis Cabat et Narcisse Diaz de la Peña. Puis, il est admis dans l'atelier du paysagiste Jean-Marie Diébolt et vend ses premières peintures à Paris.

Devenu l'ami du paysagiste Louis Cabat, celui-ci le persuade d'abandonner la céramique pour peindre des scènes de genre et des paysages de plein air. Il étudie les peintres hollandais et en 1831, expose pour la première fois au Salon.

Il voyage en Angleterre pour étudier Constable, le maître du paysage anglais, qui influencera profondément son œuvre. En 1832, il séjourne dans le Berry avec Cabat et en 1833 expose quatre œuvres au Salon et obtient une médaille de seconde classe comme peintre de genre et devient l'ami des peintres Alexandre-Gabriel Decamps, Constant Troyon, Eugène Lami et Théodore Rousseau.

Lors du Salon de 1835, Eugène Delacroix le félicite pour la facture de ses ciels. Il reçoit chez lui de nombreux artistes comme Ary Scheffer ou Antoine-Louis Barye. Il voyage en Normandie et dans l'Indre où il participa avec de nombreux autres peintres à l'École de Crozant dans les vallées creusoises.

Il fréquente Barbizon avec Rousseau. Il aurait eu en 1846 une liaison avec George Sand et essait, sans succès, de fonder un Salon indépendant et sans jury.

L'attribution de la Légion d'honneur le brouille avec Rousseau qui lui ne l'a pas reçue. Il s'installe à L'Isle-Adam et se consacre à son art. Hélène Quantinet qui fut son élève et maîtresse depuis plusieurs années décède en 1857. En 1860, il épouse Stéphanie-Augustine Moreau avec qui il a déjà deux enfants.

Il peint généralement des paysages campagnards aux ciels tourmentés, mais aussi des séries de marines influencées par Gustave Courbet lors de ses séjours estivaux à Cayeux-sur-Mer, parfois en compagnie de Jean-François Millet.

En 1881, l'État lui achète Le Matin et Le Soir et les expose au musée du Luxembourg. En 1889, il est promu commandeur de la Légion d'honneur. Il meurt à L'Isle-Adam en 1889. En 1890 sa famille procède à la vente de son atelier et de sa collection dont le produit s'élève à 208 660 francs.

A lire, un interessant article faisant le point sur la cote des huiles sur toile de Jules Dupré :

http://www.gazette-drouot.com/static/magazine_ventes_aux_encheres/cotes_et_tendances/tab_dupre.html