Hollande et Marat dans le même bain.

Où l'on apprend que la solidarité féminine transcende bien des choses.

Furetante : On se serait cru en pleine salle de rédaction de Closer cet après-midi dans la salle des ventes.

Pragmatique : Ah oui ? Les mœurs présidentielles font aussi scandale en salle des ventes ?

Furetante :  C’était complètement surréaliste. Rien à voir avec le mouvement d’André Breton, pour une fois.

J’étais en train de rêver en regardant la salle quand je remarque une vieille dame qui dort avec application. Rien ne semble la perturber, ni les éclats de voix du crieur, ni les coups de marteau du commissaire priseur.
Evidemment, je me dis: Est-ce qu’elle va ronfler ?
Mais non. Déçue, je reporte mon attention sur la vente alors que le crieur vient d’annoncer une gravure révolutionnaire.

Le commissaire priseur : Révolutionnaire ? soyez donc plus précis ! Qu’est ce que c’est que ça ? Il examine la gravure. Ah, c’est l’assassinat de Marat. Pour une fois, il ne marine pas déjà mort dans sa baignoire. On voit Charlotte Corday en pleine action. Ca c’est rare ! Mise à prix 50 euros.

La salle ne réagit pas.

Le commissaire priseur : Ah, Charlotte Corday, ça ne vous intéresse pas ?!

Puis, pris d’une subite inspiration il s’écrie :

- Mais je me suis trompé, ce n’est pas du tout Charlotte Corday et Marat ! C’est Valérie Trierweiler et Francois Hollande !

La salle se réveille comme un seul homme. Et soudain, la vieille dame, tirée de son sommeil, saute sur sa chaise comme une puce électrisée. Elle hurle avec délectation :

- ELLE L’ASSASSINE ?!!!  Hein, dites, elle l’assassine ?!

Furetante :  Je te laisse imaginer les applaudissements de la salle, Hollande aurait passé un mauvais quart d’heure s’il avait été là.

Pragmatique : Aucun doute que ta vieille dame aurait acquitté Valérie Trierweiler si elle s’était décidée à passer à l’action.


La Mort de Marat par Santiago Rebull, 1875.