Georges Préveraud de Sonneville

(Français 1889 - 1978)

Georges Préveraud de Sonneville est issu d’une famille de négociants en vin spécialisés dans l’exportation des produits du vignoble bordelais vers la Nouvelle Calédonie.

Né le 1 mars 1889 à Nouméa, où ses parents s’étaient installés, c’est  à l’âge de 14 ans qu’il arrive à Bordeaux, déjà doté d’une solide formation de dessinateur, acquise durant l’enfance  en Australie et en Nouvelle Calédonie, auprès de professeurs anglais. A son arrivée en France, il éprouve un grand choc artistique en visitant les musées italiens. La découverte du salon de sa grand-mère à Bordeaux, couvert de tableaux jusqu’aux cimaises, constituera l’élément constitutif  de sa vocation artistique.

Il entreprend cependant de solides études générales au Lycée Michel de Montaigne à Bordeaux, puis termine une licence en droit en 1906. Il entretient ses talents artistiques en dessinant sur le vif ses camarades et ses professeurs, tout en fréquentant l’atelier de Paul Antin, l’un de plus connus des artistes bordelais de l’époque. Il y rencontrera sa future femme, Yvonne Latapie-Tronquet,peintre également, qu’il épouse en 1914. Il continue sa formation artistique à paris, à l’Académie Ranson où il suit les cours de Maurice Denis et de Paul Sérusier, se lie avec  Edouard Goerg et André Lhote. De retour à Bordeaux, il devient un des animateurs de la vie artistique bordelaise dans les années vingt. Il organise en 1919 une expositionoù sont réunis des artistes parisiens et bordelais  d'avabt-garde « Un groupe de peintres modernes »,  parmi lesquels son ami André Lhote. En 1928, il participe à la fondation du groupe des Peintres indépendants bordelais, groupe qui organise un Salon annuel de la peinture bordelaise. 

Après avoir été, dans un premier temps fasciné par les expériences cubistes, Sonneville se détourne de l’abstraction naissante et cultive un style personnel, ou la recherche du rendu des émotions est primordiale. Pour lui, le souci de la forme doit être secondaire, faute de quoi le peintre se perd dans une démarche de simple décorateur. Cultiver et transmettre les sensations, créer de la poésie au moyen de la couleur constituent pour lui l’essence même du métier de peintre. Pendant la guerre, puis au cours des années folles, il s’affirme comme un artiste reconnu, présent dans les Salons et célébré par de nombreuses expositions personnelles. La crise de 1929 l’oblige à exercer une profession administrative mais il continue à peindre, à dessiner sous le nom de Sono dans les journaux et à exposer tant à Bordeaux qu’à Paris, où il s’installe de 1924 à 1964. Ses toiles racontent les ports et leurs bateaux, les paysages colorés du pays basque, le travail agricole et les scènes villageoises. Il transfigure ses sujets en employant une palette aux couleurs fortement contrastées, et une puissante expressivité dans le rendu des volumes.Il meurt en 1978 dans la ville de Talence, en Gironde, où il s'était installé depuis vingt-quatre ans.
Un musée est consacré à son œuvre dans la ville de Gradignan

Sources: Wikipedia

Hcotation : la vraie histoire de l'art