Technique : 
Support : 
Papier contrecollé sur carton. A noter une déchirure restaurée en haut de l’oeuvre
Dimensions : 
Pleine page 20 cm x 31 cm ;fenêtre d’encadrement : 17,2 cm x 26,4 cm, cadre: 49x37cm
Inscription : 
Signé Laurent-Gsell en bas à gauche. Sous le dessin, au crayon, annotation : page 148, d’une main impatiente, Hyppathia arracha le vêtement qui la couvrait.
Etat de l'œuvre : 
Bon. Déchirure restaurée en haut de l'oeuvre.
Domaines : 
Période : 
980 €
L'œuvre

Une jeune femme au port impérial et au corps sculptural se dépouille de ses vêtements face à une esclave noire qui dépose des instruments de chirurgie sur le sol.

Orientalisme. Oeuvre d'art du XIXème siècle.

Qu'en dire ?

Superbe variation sur le noir et le blanc à travers les rehauts gouache blanche.

Glissons rapidement sur la différence de peau et de condition des deux femmes représentées dans le dessin : elles témoignent d’une vision passée des différences de genre et de condition sociale.
Mais l'artiste joue ici sur la façon de traiter la blancheur et la lumière : par la transparence du papier pour l’héroïne, par l’opacité de la gouache pour la servante.

Subtilité et raffinement du style, de la composition et de la technique de cette oeuvre d'art.

Pour en savoir plus sur hyppathia, voici le texte intégral d'Hypatie d'Alexandrie, entre réalité historique et récupérations idéologiques

- On retrouve dans cette oeuvre d'art toute l'ambiguïté de la perception de la femme au cours du XIX ème siècle.

Hyppathia, scientifique, mathématicienne et chirurgienne, a été mise à mort après avoir été dépouillée de ses vêtements pour lui faire honte.
Ici Hyppathia se retrouve, pour le plaisir du spectateur masculin, transformée en quasi sultane de harem avec une esclave noire à ses pieds.

Les instruments chirurgicaux sont quand même là pour donner un alibi historique au sujet.

L'artiste

Laurent-Gsell

Lucien

Lucien Laurent-Gsell, né le 19 novembre 1860 à Paris et mort en 1944, peintre et illustrateur français.

Son père Gaspard est renommé pour ses vitraux d’art (Eglise de l’Isle-Adam) et la qualité de ses restaurations.
Le nom de Laurent accolé à Gsell est le nom de sa mère, fille d’Emile Laurent, célèbre maître verrier.