Encre-GRANO Antonio-Saint Pierre promettant le paradis à une sainte martyre
Technique : 
Support : 
Papier vergé, contrecollé sur une feuille un peu plus grande.
Dimensions : 
18 cm x 28 cm
Inscription : 
Signé à l’encre brune en bas au milieu Antonio Grano
Etat de l'œuvre : 
Très bon. Traces brunes dues à l'encollage dans le haut à droite et sur la main de la sainte.
Domaines : 
Période : 
1800€
1000 €
L'œuvre

Beau lavis d'encre du milieu du XVIIème. Saint-Pierre, reconnaissable à ses deux clés, apparait à une sainte martyre. De son bras levé, il lui montre le ciel qui l’attend, tandis que la Renommée survole la sainte et que des angelots lui présentent la palme des martyres. La jeune femme cache pudiquement son sein d’un voile et regarde Saint-Pierre avec une expression de douce attente. 
Peut-être un dessin préparatoire pour une huile sur cuivre.

Qu'en dire ?

Traitement raffiné pour un sujet rarement abordé avec une telle maîtrise dans l’iconographie religieuse.

La composition, très recherchée, renforce la signification du thème.

Par la verticale du bras de Saint-Pierre, l'artiste renforce l’élévation spirituelle du sujet. La main du saint est le point de départ de 2 diagonales, l’une dirigée ves la sainte en promesse d’une vie éternelle dans la joie divine, et l’autre prolongée par le bras de la Renommée, pour bien marquer la promesse d’une glorieuse mémoire terrestre.

- La terre et le ciel, les tourments et la joie, la gloire et la vie spirituelle, la souffrance du martyre et la paix intérieure: cette œuvre d'art est toute en contraste.

Le grand talent de l'artiste réussit à rassembler tous ces opposés avec une cohésion remarquable, grâce à une science très aboutie de la composition. Un dessin maniériste qui annonce la perfection classique.

L'artiste

Grano

Antonio

Peintre palermitain qui compte parmi les plus connus de son époque. Avec Pietro Novelli (1603-1647), Filippo Paladini et Vito d’Anna, sa renommée dépasse rapidemment les limites de la Sicile pour être reconnue dans toute l’Italie.

Artiste portant à la perfection les traditions maniéristes. Il travaille, comme Benvenuto Cellini, toutes les matières et fait rehausser de riches montures ses peintures sur émail, tout en pratiquant la fresque sur une grande échelle (décorations religieuse, églises et couvents).