henri Rousseau. La bohémienne endormie.
Le désert, un atout pour l'art moderne Article
IV. Fascinés par le désert, les peintres occidentaux partent en quête de ce nouveau thème dès le début du XIX eme siècle. Pour apprivoiser ce nouvel élément, ils multiplient les tentatives dans diverses directions. Enfin leur obstination leur permet  de faire reconnaître la réalité picturale du désert. A partir de ce tournant crucial, le phénomène pictural du "désert" va marquer l'évolution de la peinture occccidentale.   4. Le désert, un atout pour l'art moderne A partir de l’évolution apportée par les tableaux de Belly et Guillaumet, le regard du public change. Il est prêt à accueillir la vision des peintres. Le désert se peint alors en toute liberté
Léon Belly. La Mer Morte. 1867.
Le désert, un paysage à peindre Article
  III. Dans tous les tableaux sur le désert décrit dans le précédent chapitre ( Le désert, un vide à apprivoiser)  de l'épopée des peintres du désert, le désert lui-même reste réduit à l'état de qualificatif. Il amplifie, il explique, il souligne des notions que l’artiste souhaite mettre en valeur. Mais il n'est pas encore devenu un sujet. C’est à partir du moment où le vide est représenté pour lui-même que pourra se produire un réel bouleversement artistique qui marquera l'art moderne.   3. Le désert, un paysage à peindre Si l'on observe les tableaux exposés dans les chapitres précédents, il y a un changement d'ambiance que l'on
Eugène Fromentin. Le Simoun
Le désert : un vide à apprivoiser Article
II. Après avoir vécu l'effervescence de la découverte du désert avec l'expédition de Bonaparte en Egypte, les artistes occidentaux ont trouvé diverses façons pour partir à la rencontre de ce nouveau sujet.  Ceux qui ont réussi à s'y rendre se trouvent face à la difficulté de peindre cet élément nouveau. C'est l'objet du 2ème chapitre de notre Epopée des peintres du désert:   2. Le désert: un vide à apprivoiser   Une fois rendus dans le désert les peintres se retrouvent en effet devant un problème qu’ils n’avaient pas anticipé. Ils sont dépourvus de moyens pour rendre la vérité du désert en peinture. Ils sont habitués à l’
L'épopée des peintres du désert Article
I. Les peintres occidentaux découvrent le désert pour la première fois avec l’expédition de Bonaparte en Egypte entre 1798 et 1801. Fascinés par ce nouvel élément quasi surnaturel, ils essayent d’en faire le sujet de leurs peintures. Mais la nouveauté du désert doit être apprivoisée et les artistes se l’approprient par étapes. On peut suivre leur cheminement à travers les diverses façons dont ils vont peindre et figurer le désert.   L’expédition d’Egypte de Bonaparte a enflammé l’imaginaire des Français On s’y indigne de la destruction de la flotte française (déjà!) par les Anglais. On y rêve de l’utilisation par l’armée
Savez-vous que vous êtes Fluxus ? Article
Le mot FLUXUS contient son propre programme dans sa consonance : FLUXUS fluidifie, FLUXUS est fluctuant, c’est un fleuve qui pulse. Car si la mouvance Fluxus est en premier lieu composée par des artistes internationaux une dizaine d’année après la Seconde Guerre mondiale, FLUXUS est avant tout une attitude. C'est un regard porté sur la société et son évolution, que ces artistes ont réussi à transmettre autour d'eux. Même si nous n'en avons le plus souvent pas connaissance, l'existence de FLUXUS a préfiguré et influé notre perception et notre réaction au monde qui nous entoure.   FLUXUS naît d'abord en tant que groupe d’
Abstraction-Création
Abstraction-création : un renouvellement esthétique Article
Juste avant la guerre de 1914-1918, les artistes peintres de l’Empire russe font une grande découverte : il n’est pas nécessaire de représenter un objet pour créer un tableau. La forme et la couleur pures se suffisent à elles-mêmes. Combinées avec harmonie, elles exaltent les émotions sans l’obstacle de la réflexion. L’art non objectif est né.   Mikhaïl Larionov. Rayonnisme bleu et rouge. 1911. Cet art non-objectif devait connaître une grande vogue en Occident sous l‘appellation d’abstraction. Dès la fin de la Grande Guerre, un combat acharné oppose les artistes abstraits et ceux qui affirment qu’il ne peut y avoir d’art sans sujet
Les dessous de l'art pulsionnel Article
Lorsqu’on évoque ce que l’Art nous apporte, on pense tout de suite à la Beauté. Les amateurs d’art se voient volontiers comme des esthètes qui recherchent une œuvre d’art pour nourrir et stimuler leur amour de la beauté. C’est une recherche qui est légitime, qui flatte celui qui l’éprouve et est facile à partager. Mais c’est seulement la face émergée de l’iceberg car l’art représente toutes les facettes de l’humanité. Et les êtres humains ne sont pas que raffinement et spiritualité. Beaucoup des émotions humaines sont moins paisibles. Elles résultent de pulsions profondément ancrées qui s’articulent
Artist or not artist? Article
Explorer toutes les facettes de son métier et notamment le transmettre à des élèves peut paradoxalement priver un artiste de la reconnaissance qui lui est due. La France a entrepris depuis plusieurs décennies un travail sur elle-même en accueillant dans la notion d’ « art » des domaines qui jusqu’alors n’étaient pas du tout considérés comme artistiques. A partir de 1981, la mode, le design, l’art alimentaire voient ainsi reconnaître leur dimension artistique sous l’impulsion de Jack Lang alors ministre de la culture. On tente de dépasser l’idée élitiste et exclusive selon laquelle l’art se limite strictement aux Beaux Arts. Mais
Art éphémère Article
L’introduction de la notion d’éphémère dans l’art a contribué à enrichir considérablement le champ de la création contemporaine. Le domaine d’intervention de l’artiste s’est agrandi et de nouvelles perspectives se sont ouvertes. L’artiste s’approprie en effet de nouveaux matériaux et se libère des contraintes induites par la nécessité de conserver l’œuvre dans le temps. Pour les spectateurs, l’apparition de l’éphémère modifie la donne : la précarité introduit un nouveau rapport à la chose créée. Avoir conscience de la proche disparition de l’œuvre contemplée ajoute un élément tragique à l’émotion de l’
La fin de l’objet Article
L’art contemporain- et par là doit s’entendre toute démarche de création entreprise pendant et après la découverte de l’abstraction, soit depuis le début du XXème siècle- ,l’art contemporain se caractérise par la disparition de la nécessité de représenter un objet. Concepts, idées, notions, formes pures : l'art cesse de représenter la réalité concrète pour s'emparer du champ entier du ressenti humain. Non pas que l’objet soit absent du tableau contemporain : Nicolas de Staël, par exemple, a peint aussi bien de fulgurantes toiles abstraites que des poires et des pianos. Ce qui est important, c’est que l’objet représenté par l’artiste
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