Gustave Bourgogne

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1888–1968

Gustave Bourgogne est un peintre français né à Veigné, en Indre-et-Loire, en 1888 Gustave Bourgogne est l’un des quatre fondateurs de l’Association des artistes musicalistes. 


De l’expérience musicale à la fondation du musicalisme


En 1928, Bourgogne vit une expérience décisive : l’audition du grand carillon de la cathédrale de Malines, en Belgique, lui  révéle la correspondance des sons et des couleurs. 
En octobre 1931, l’exposition de Charles Blanc-Gatti à la galerie Bernheim-Jeune, à Paris, réunit quatre jeunes peintres : Blanc-Gatti, Henry Valensi, Vito Stracquadaini et Gustave Bourgogne. Il découvernet en chacun l'importance des ressentis que leur procure la musique et le désir de trouver une forme qui permet de restituer la musique en peinture

 L’Association des artistes musicalistes est fondée en 1932. Leur manifeste paraît dans Comœdia le 17 avril de cette année. [2, 4]
Le groupe fait de la musique une source d’inspiration et un principe de composition pour les arts visuels. Cette ambition autorise une diversité de langages : l’appartenance au musicalisme dépend du processus créateur, davantage que d’un style uniforme. 

Chez Bourgogne, elle demeure compatible avec la présence de motifs reconnaissables. Son œuvre explore les possibilités d’une peinture nourrie par l’écoute : rythmes, mouvements mélodiques et impressions musicales deviennent des lignes, des couleurs et des formes. I


Une recherche sur le rythme et la durée


Bourgogne expose sa démarche dans une suite d’articles intitulée « La Peinture musicale », publiée dans Le Courrier musical et théâtral les 15 mai, 15 juin et 15 décembre 1932, puis le 1er février 1933. Il y décrit notamment des tracés exécutés pendant l’écoute, comparant son geste à l’inscription du son par l’aiguille du gramophone. Il recherche un synchronisme étroit entre musique entendue et dessin réalisé.
Ses interprétations des Préludes de Chopin prennent aussi la forme d’une série de gouaches à motifs floraux sur fond de velours noir, parfois accompagnés de personnages.


Les expositions des années trente


Bourgogne participe aux trois premiers Salons musicalistes.
Le premier se tient à la galerie de la Renaissance, à Paris, du 20 décembre 1932 au 19 janvier 1933. Il y présente notamment Le chant de la forge. Siegfried de Wagner, une gouache aujourd’hui conservée au Mobilier national.

Bourgogne bénéficie d'une exposition personnelle à la salle Pleyel en 1932.
Il participe aussi à des expositions de groupe. Du 15 au 30 décembre 1934, la galerie Férault, 122, rue La Boëtie, accueille La Peinture musicale. Bourgogne y présente ses interprétations d’œuvres de Bach, Beethoven, Berlioz, Chopin et Dukas.
Du 14 au 31 décembre 1935, l’Hôtel Guérault, 3, rue Roquépine, présente Visages, Musique, Ames, une exposition d'œuvres musicalistes couplée avec des portraits de personnalités artistiques et littéraires.


Des œuvres dans les collections publiques


Les collections publiques conservent plusieurs témoignages de la recherche artistique de Gustave Bourgogne. Le chant de la forge se trouve dans les collections de la manufacture des Gobelins dès 1932. Un Parsifal est également conservé à la Bibliothèque-musée de l’Opéra,
En 1935, Bourgogne donne aux Musées nationaux R. Wagner, Parsifal, Les filles fleurs, une huile sur feutrine noire de 33 × 25 cm. Acceptée pour le musée du Luxembourg, l’œuvre demeure au Louvre avant son affectation au musée d’Orsay en 1986. 

Ses créations musicaliste trouvent un prolongement dans des recherches sur les motifs de tissus en 1938 Il participe au Salon des artistes indépendants jusqu’en 1963. 

Gustave Bourgogne meurt à Paris en 1968.