Ramon Dilley

(français d'origine espagnole 1932)

Ramon Dilley est un peintre, graveur, lithographe et illustrateur français d’origine espagnole qui est né à Madrid en 1932. Dilley est un pseudonyme et l’état-civil exact du peintre est Gomez Ramon y Romero. Il est issu d’une famille qui tirait fierté d’avoir pour ancêtres les conquistadors Pizarro et Trujillo.

La guerre civile espagnole oblige les parents de Gomez Ramon y Romero à s’exiler et ils s’installent à Royan en 1936. Le jeune garçon est impressionné par l’atmosphère élégante de la station balnéaire et par les riches vacanciers qui la fréquentent.

C’est la rencontre avec le sculpteur Paul Belmondo qui va décider du destin de Gomez Ramon y Romero. Paul Belmondo apprécie ses qualités artistiques et use de son influence pour le faire entrer à l’Ecole du Louvre.

Cependant, c’est en autodidacte que le jeune homme aborde le monde de la peinture.
Après un premier contact avec la Grande Peinture, où il ne cesse de copier les œuvres des maîtres dans les musées, il part faire le tour du monde pendant deux années, de 1965 à 1967. Pendant ces deux années d’errance, il vit du produit de sa peinture.

De retour à Paris, il suit les conseils du commissaire-priseur Maurice Rheims et prend pour pseudonyme Ramon Dilley. Dès ses premières expositions, Dilley trouve son style.  La nostalgie de l’exil et des périodes de bonheur révolu sous-tendent sa création, où l’on retrouve élégantes des Années Trente et stations balnéaires légendaires. Deauville, Trouville, Cannes, Nice sont ses sujets favoris, et il  peuple ces plages à la mode de personnages frivoles et insouciants.

Ce Scott Fitzgerald de la peinture rencontre tout de suite le succès.
Très extraverti, Ramon Dilley recherche la clientèle de la jet set et du monde du cinema.

Le monde des lettres l'accueille aussi, et le peintre se lie d’amitié avec Mauriac, tout comme avec Giono et Marcel Achard.

En 1968, il rencontre Catherine Deneuve, qui l’introduit auprès de Claude Chabrol. Le metteur en scène deviendra un de ses collectionneurs passionnés. Mais on compte aussi parmi les amateurs de l’œuvre de Dilley le shah d’Iran, le prince Rainier de Monaco et Valery Giscard d’Estaing.

Si la peinture de Dilley est d’un accès immédiat et plait aux gens à la mode, aux « people » dirions-nous maintenant, elle est loin d’être superficielle. L’homme est flamboyant et sait séduire. Mais les émotions complexes que véhiculent ses évocations de mondes disparus vont droit au cœur. Derrière les belles images se lisent, bien sur, tristesse et nostalgie, mais aussi désir et tendresse, ainsi que la volonté de maîtriser son destin.

Pour voir des oeuvres de Ramon Dilley.

Photographie©dilleyfineart.com