Karin Lewin
Karin Lewin est une artiste plasticienne suédoise née à Göteborg en 1948, qui vit et travaille à Paris depuis 1968.
Formée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), elle obtient son diplôme en peinture en 1972. Elle poursuit jusqu'en 1979 des études en gravure et lithographie tout en enseignant à l’École suédoise de Paris.
Sa première exposition personnelle à lieu en 1976 à l’INA (Institut National de l’Audiovisuel). Depuis, elle participation aux Salons parisiens et manifestations en France, Suède, Angleterre, Italie, Autriche, États‑Unis. En 1980, elle est reconnue comme artiste professionnelle par l’État français, elle obtient sa carte de séjour et le droit d’exercer.
Langage artistique et thèmes majeurs
Inspirée par l’expressionnisme, Karin travaille avec des coups de pinceau larges, une palette éclatante et un sens profond du mouvement et de la couleur . Elle parle de “peindre pour voir”, pour rendre visibles les émotions. Cette démarche l'a amenée à décloisonner son travail, à détacher la peinture du mur pour l’ériger en installation. Elle construit des polyptyques, des drapeaux et des oriflammes flottants
Évolutions marquantes
Après une phase dédiée à un saule pleureur, ses teintes deviennent plus modulées, ses représentations s’élargissent aux intérieurs d’atelier. En 1996 émerge la déclinaison des "Outils de l’artiste », exposé en 1999 au Musée du Montparnasse à Paris et à Göteborg
Elle reçoit alors une bourse de travail du fond suédois des arts visuels (1999–2000), et son nom est inscrit dans le Bénézit la même année.
Karin Lewin poursuit son travail par installations : les Drapeaux de l’artiste (2012‑2018)sont exposés en plein air à Göteborg ou à la Cité Internationale Universitaire à Paris, prolongées par les Assemblages — telles les séries Variations (2019) et Oiseaux.
La peinture des objets du quotidien.
Pour Karin Lewin, les objets les plus simples — boîtes de conserve, pinceaux, pots, tabourets — ne sont pas de simples sujets picturaux, ce sont des "voix " exprimant le langage du quotidien et de l’intimité. Ces objets familiers, structurent son “studio‑intérieur”, et lui permettent de transformer le banal en moment de vérité, quand l’objet cesse d’être anodin pour entrer en résonance avec le spectateur.
Ses œuvres font partie de collections de la BnF (Paris), de l'Albertina (Vienne), du Göteborgs Konstmuseum, du Musée Strindberg (Stockholm), du Statens Konstråd (Suède), ainsi que de collections privées aux États‑Unis (Georgetown Gallery of Art), en Italie (Giovanni Agnelli) et à Paris (Cercle Suédois, Bibliothèque Nordique).
Pour en savoir plus, visitez le site de l'artiste
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