François Sicard

(français 1862 - 1934)
François Sicard. Photographie de presse source Gallica ©Agence Meurisse

François Sicard est un sculpteur français né en 1862 à Tours. Bien que sa réputation repose principalement sur ses sculptures, il est connu pour s’exprimer aussi à travers la peinture de chevalet, le dessin, la gravure et l’aquarelle.

Origines

François Sicard est issu d’une famille d’artisans tourangeaux, son père exerçait la profession de graveur-ciseleur.

Formation

Le jeune homme suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Tours. Grâce à la recommandation de son professeur de dessin et de sculpture, Felix Laurent, il obtient une bourse municipale pour aller étudier aux Beaux-Arts de Paris. Il y suit la classe de Jules Cavelier, élève de David d’Angers. En 1891, il est premier grand Prix de Rome  et passe trois années à la Villa Médicis, à Rome.

Dès son retour à Paris, en 1895, il reçoit de nombreuses commandes, tant publiques que privées. Il jouit bientôt d’une grande renommée, tant nationale qu’internationale

Style

Epris de clacissisme, il pense que la sculpture doit s’intégrer dans l’architecture et aime, pour réaliser ses commandes, collaborer avec les architectes afin de créer une osmose entre les lignes architecturales et les sculptures (l’Éducation des jeunes filles ou l’étude, fronton du Lycée Balzac de Tours).

Par contre, lorsque ses sculptures sont destinées à exister par elles-mêmes, dans un jardin public ou un monument aux morts, il fait preuve d’une grande liberté d’inspiration. Il rejette toute recherche du beau au profit de l’exaltation des émotions et des sentiments (Le bon samaritain, Jardin des Tuileries à Paris,1896). En tant que portraitiste, il est très recherché, car ses bustes sont réputés pour leur grande ressemblance au modèle.

Carrière

François Sicard peut être vu comme l’un des sculpteurs officiels de la Troisième République. C’est son Saint-Michel qui fut choisi pour couronner le Sacré-Cœur de Montmartre. Son monument à La Convention Nationale (1913) qu’on peut admirer à l’Intérieur du Panthéon, représente tous les mythes identitaires de la République : sous la devise Vivre libre ou Mourir, la Convention est représentée en farouche guerrière vêtue à la gauloise, tandis que l’acclament les Conventionnels exaltés et que partent pour la Victoire les soldats de Valmy.

Ami de Georges Clémenceau, il sculpta son buste ainsi que la sculpture représentant Minerve destinée à orner son tombeau. C’est lui qui réalisa son masque mortuaire en 1929.
Il fut comblé d’honneurs, et termina sa vie comme président de l’Académie des Beaux-Arts.

Vers la fin de son existence, il fut pourtant contesté par les jeunes générations d’artistes, n’ayant pas voulu s’incliner devant les changements de goût de l’après deuxième guerre mondiale. Cependant, il continue à recevoir de nombreuses commandes, notamment, l’année même de sa mort, celle d’un monument en hommage à Anatole France.

Il meurt à Paris, en 1934, et est enterré à Tours, sa ville natale, dans une tombe ornée d’une de ses œuvres.