Théophile Alexandre Steinlen

(Suisse.Français 1859-1923)
Portrait au pastel du peintre Steinlen par henry de Groux en 1916.

Théophile Alexandre STEINLEN est un artiste peintre, illustrateur, graveur, lithographe, patron de presse et affichiste né à Lausanne en 1859. De nationalité suisse, il fut naturalisé français en 1901.

Steinlein commence par des suivre des études de théologie à lausanne pendant deux ans mais décide vite de faire de la peinture sa profession.A ses débuts, Steinlen pratique le dessin industriel pour pouvoir entretenir sa famille le temps de pouvoir vivre de sa peinture. Persuadé que seul Pariis lui permettra à la fois de perfectionner sa technique et de sa faire un nom, il gagne paris en 1881.

Authantique peintre montmartrois, il s'installe sur la Butte en 1883 et prendra toujours la vie du quartier comme sujet de nombreuses oeuvres. Il fréquente le cabaret du Chat Noir et a pour amis les modèles et les peintres. Adolphe Wilette, Toulouse-Lautrec mais aussi Aristide Bruant sont ses commensaux.

Steinlen commence par exposer au Salon des Indépendants. A côté de sa peinture, il développe toute une oeuvre sur papier qui connait un succès immédiat. Il livre des dessins humoristiques à de nombreux journaux, le Gil bals illustré, le Rire avec Toulouse-Lautrec. l'Assiette au beurre accueille l'aspect plus engagé de son oeuvre 

Affichiste, il est l'auteur de la célèbre affiche du Chat noir.

Peintre libertaire, il dénonce la condition des ouvriers dans des oeuvres poignantes de vérité.

En 1911, il fonde avec Forain le journal L'Humoriste.

Après la mort de sa première épouse, dont il a eu une fille, il fait grâce à Forain la connaissance de Massaida, une jeune femme bambara qui devient son modèle. Elle devient sa compagne et Steinlen vit avec elle entouré de chats. Masseida était une enfant africaine ramenée en métropole, bien après la fin officielle de l'esclavage, pour servir de compagne à la fille d'un négociant. Elle fut jetée à la rue lorsqu'elle devint adulte et survecut en devanant modèle.   

Pendant la guerre de 14, Steinlen prit la guerre et le courage et les malheurs des poilus comme sujet, avec autant d'humanité que ses dessins retraçant la vie ouvrière.

Il décède en 1923

 

Portrait de Steinlen par Henry de Groux, pastel. 1916.