Hans Arp

Allemand puis français
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1886–1966

Hans Arp  est un sculpteur, peintre et poète né en 1886.

Né à Strasbourg en 1886, alors ville de l’Empire allemand, Hans (Jean) Arp grandit dans un environnement bilingue et biculturel qui marque  sa pensée artistique. Il étudie à l’École des arts décoratifs de Strasbourg, puis à Weimar et à Paris, où il découvre les avant-gardes naissantes. Dès 1912, il fréquente Kandinsky et les membres du Blaue Reiter, avant de participer en 1913 à l’exposition du Erster Deutscher Herbstsalon organisée par Herwarth Walden à la galerie Der Sturm.

En 1915, réfugié à Zurich pendant la Première Guerre mondiale, il fonde avec Hugo Ball, Tristan Tzara et Sophie Taeuber le mouvement Dada, dont il incarne l’esprit de liberté et de renouvellement formel. Les collages de papiers déchirés, les reliefs en bois et les poèmes simultanés qu’il compose à cette époque traduisent sa conviction que l’art doit naître du hasard, du jeu et de la spontanéité du geste.

Dans les années 1920, il s’éloigne du dadaïsme pour se tourner vers l’abstraction organique, cherchant à exprimer la continuité entre la nature et la forme. En 1925, il participe à la première exposition du groupe Abstraction-Création — fondé notamment par Theo van Doesburg, Auguste Herbin et Georges Vantongerloo — et devient l’une des figures centrales de ce courant qui revendique un art non figuratif, dégagé de toute narration.

Installé à Meudon à partir de 1928, Arp poursuit un travail de sculpture et de bas-reliefs  proches de la biomorphie de Brancusi ou de Moore. Ses formes sont inspirées par la nature elle-même. Parallèlement, il publie plusieurs recueils poétiques en allemand et en français (Jours effeuillés, Rêveries d’une coupe), illustrant la cohérence profonde entre son œuvre plastique et sa poésie.

Après la Seconde Guerre mondiale, il participe à la fondation du groupe Cercle et Carré. En 1954, il reçoit le Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise. Les années suivantes voient la reconnaissance mondiale de son œuvre, exposée au Museum of Modern Art de New York, à la Tate Gallery et au Kunstmuseum de Bâle.

Ses courbes souples,  ses surfaces épurées et ses formes  libérées de la pesanteur influencent profondément les artistes de l’abstraction d’après-guerre, notamment Calder, Miró ou Max Bill, qui  rendra hommage à ce courant de créaion en publiant le portfolio Abstraction et Création en 1973.

Hans Arp meurt à Bâle en 1966. Son œuvre temoigne d'une rigueur plastique mise au service de la liberté poétique, demeure l’une des expressions les plus achevées de la fusion entre art, nature et esprit.

Ses œuvres figurent notamment dans les collections du Museum of Modern Art (New York), du Kunstmuseum Basel, du Centre Pompidou (Paris), de la Fondation Arp (Clamart-Meudon) et de la Tate Modern (Londres).

Les oeuvres de l'artiste
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Sérigraphie sur Papier
1100 €