James Coignard

(français 1925 - 2008)

James Coignard est un artiste plasticien français, peintre, céramiste, lithographe, graveur et sculpteur né en 1925.

Il fait ses études à Paris et pendant la Seconde Guerre Mondiale, revient dans sa ville de naissance pour prendre un poste dans l’administration des finances publiques.
Un séjour à Nice en 1948 lui fait découvrir son amour pour la peinture et il s’inscrit à l’Ecole des Arts décoratifs de Nice. Il fait la rencontre deux ans plus tard du galeriste Paul Hervieu, Le galeriste remarque le jeune artiste, sorti des Arts déco de Nice avec le Premier prix hors concours et le prend sous son aile.

En 1952, Coignard croit suffisamment en lui pour se consacrer définitivement à la peinture. Il vient s’installer à Paris, où il crée un atelier de céramique.

Les premières oeuvres de Coignard s’inscrivent dans la mouvance de la Seconde Ecole de Paris. Cependant, Coignard s’éloigne vite de tout mouvement et de toute école pour poursuivre sa vision personnelle de l’abstraction. Grace au soutien de la galerie Hervieu, il acquiert une réputation internationale, et connaît un succès remarqué auprès du public scandinave.

Après quatre ans d’expérience parisienne, James Coignard décide de regagner la Côte d’Azur. Il se marie avec Mireille Poupart, fixe son atelier à Beaulieu-sur-mer et signe un contrat d’exclusivité avec la Galerie Hervieu. L’atelier de Beaulieu deviendra un lieu de rencontre et d’amitié où se retrouvent Max Papart, Henri Goetz aussi bien qu’Atlan et Christine Boumeester.

James Coignard abandonne alors définitivement la céramique, mais son amour pour la matière et la couleur le conduisent à multiplier les moyens d’expressions. Il aborde en 1960 le travail du verre et fait réaliser ses œuvres par la Fucina Degli Angeli de Egidio Constantini. En 1968, une invention de Henri Goetz, la gravure au carborundum, va bouleverser le travail de James Coignard.

Ce nouveau type de gravure, qui permet de donner volume au papier et d’exécuter des œuvres multiples en quasi ronde-bosse, devient un des medias essentiels de l’œuvre de Coignard. Cette passion l’amène à participer à la création de l’atelier de gravure au carborundum « Pasnic » en 1978, avec lequel il travaillera régulièrement.

Parrallèlement à ses activités de graveurs, James Coignard s’exprime aussi au travers des tapisseries, dont certaines sont éditées en Suède , tout comme par la sculpture, avec la réalisation pour les éditions F.B. d’une série de bronzes en 1977 et en 1979.

En 1982, il revient installer son atelier à Paris, et se passionne pour l’illustration et l’édition de livres d’art. Il collabore à partir de 1983 avec les éditions Semios, dont il épousera la directrice, Sylvia Uryn en 1984.

Ses œuvres sont alors exposées dans le monde entier, que ce soient ses tapisseries, ses sculptures sur verre, ses peintures ou ses multiples. Il voyage beaucoup et quitte la France pour aller s’installer à La Nouvelle Orléans. Il revient quelques années plus tard et vit alors entre la région parisienne et la Riviera française.
Dans ses dernières années, il voit progresser la colossale réalisation de son catalogue raisonné de l’œuvre gravé qui s’étend sur plusieurs années et compte huit volumes.

James Coignard décède en 2008. 

Pour en savoir plus : visitez le site de l'Association des Amis de James Coignard