Jesse A Fernandez

(Cubain 1925 - 1986)

Jesse A. Fernandez est un peintre, photographe, sculpteur, dessinateur , écrivain et critique d'art cubain.Il a travaillé aux USA, en Espagne et en France. Sa vie a toujours oscillé entre peinture et photographie, entre le Nouveau Monde et l'Ancien Continent. En peinture, il est exposé à la Basel Art Fair et à la FIAC. Durant toute sa carrière de peintre, il  s'est toujours consacré à un seul et unique thème, les crânes.

« Une photographie, c’est une question de chance, c’est extérieur à soi. Mais un tableau, on le fait »

Il nait en 1925, le 7 décembre, à La Havane (Cuba) de parents espagnols politiquement engagés. En 1932, sa famille s’installe dans les Asturies (Espagne) pour fuir la dictature de Gerardo Machado. En 1939, à la fin de la guerre civile, sa famille retourne à Cuba, où il se sent décalé mais retrouve assez vite ses racines cubaines. En 1941, il entre à l’académie des Beaux-Arts San Alejandro de la Havane, mais sur la pression de ses parents, quitte Cuba pour Philadelphie afin d’entreprendre des études d’ingénieur en électronique.

A la fin de la guerre, il retourne à La Havane pour se consacrer à la peinture. Mais les Etats-Unis lui manquent et il revient à New York en 1947 pour suivre les cours de George Grosz et de Preston Dickinson à l’Art Student League de New York. Pourtant, s’il reste dix-sept à New York, il dira s’y être toujourssenti  emprisonné, car il y a  vécu dans une extrême pauvreté. Il rencontre en 1948 Wilfredo Lam qui lui présente Marcel Duchamp, Estéban Francèz, Kiesler. « Marcel Duchamp eut une grande influence sur moi, dira-t-il. Il m’a appris que pour être un artiste, il fallait savoir rester libre ». Il rencontre de Kooning, Pollock, Motherwell, Resnick au Painter’s Club de la 8 ème Rue.

En 1952, il s’installe en Colombie et commence à se mettre à la photographie. En 1954 il est engagé  par Propaganda Epoca, la plus grande agence publicitaire de Colombie, ou il se lie avec Botero et Gabriel Garcia Marquèz. Il travaille notamment sur les Indiens d’Amazonie. En 1957, il est photographe de plateau pour Buñuel sur le tournage de Nazarin à Mexico. De retour à New York il rencontre un grand succès comme photojournaliste mais n’abandonne jamais la peinture. Lors de l’arrivée de Fidel Castro à Cuba, il retourne à La Havane  où il collabore au journal Revolución en 1960.

C’est alors qu’il  décide de bouleverser son existence. Il revient à New York, abandonne la photographie et commence à peindre ses premiers crânes. « Je voulait peindre comme Cézanne, mais si lui peignait des pommes, moi, je decidai de choisir des crânes comme sujet ». En 1968, il expose à la Galerie Arcy à New York. Il commence à écrire des critiques d’art pour de nombreuses publications et partage son temps entre New York et Porto Rico , où il fait de nombreuses expositions. En 1975, il expose à Vienne dans une exposition collective «  Le réalisme fantastique en Espagne ». En 1976, il prend part à la Basel Art Fair, ainsi qu’à la Fiac.  En 1978 il s’installe à Neuilly-sur-Seine «  pour l’amour d’une femme ». Il meurt en 1986 en France.

En 2003, une retrospective de son oeuvre a été organisée à Oviedo et à Madrid, au Musée Reina Sofia.

Sources : Wikipedia

                Radioscopie avec Jacques Chancel