Jean-Denis Malcles
D’origine provençale, bien que né à Paris, Jean Denis Malclès est élevé en Avignon.
Il allie une formation à l’école Boulle et les Beaux-Arts, mais décide de devenir ébéniste et entre chez Ruhlmann. Puis Malclès dessine des tissus pour Jean-Pierre Frey.
En 1942, il devient le décorateur de Jean-Louis Vaudoyer, à la Comédie française, les deux hommes s’étant connus alors que Vaudoyer était conservateur du Musée Carnavalet. Jean-Denis Malclès commence alors une grande aventure dans le décor de théatre.
En effet, tout en continuant à pratiquer la peinture, notamment dans l'imitation des anciens (notamment Georges La Tour), il crée les costumes des Frères Jacques, le décor de spectacles à la Rose Rouge et chez Gilles. Deux des affiches pour "La Belle et La Bête" de Cocteau portent sa signature.
Sa rencontre avec Anouilh à l’occasion des décors d’ « Adèle ou la Marguerite » marque le début d’une longue coopération. Malclès se consacre aussi au décor d’opéra, notamment à la Scala de Milan, à l’Opéra de Paris, au festival d’Aix.
Il illustre également des livres : "Les lettres de mon moulin" d'Alphonse Daudet, le théâtre complet de Montherlant, "Bel-Ami" de Maupassant, "Topaze" de Marcel Pagnol ou encore les Fables d'Anouilh, et illustre également des affiches de théatre et de cinéma.
En 1985, à l’occasion de l’exposition de ses peintures en galerie, il décide de se consacrer presqu’entièrement à la peinture. Il meurt à Paris en mai 2002 après avoir créé plus de 300 décors de théatre.
"J’ai écrit autrefois que Jean-Denis Malclès faisait, à mon insu, le voyage aux lieux mystérieux où j’avais entrevu mes pièces et il m’en rapportait le dessin exact. Malclès rend les rêves solides. C’est un extraordinaire talent, bien rassurant pour les poètes. Lorsqu’il est passé on peut voir et toucher et ils peuvent dire « Vous voyez bien que c’était vrai ». Et chaque fois que le monde arrive à croire un poète, il évite une énorme bêtise ".
Jean Anouilh