Joseph Pressmane

(français d'origine juive russe 1904 - 1967)

Joseph Pressmane, est un peintre, graveur, lithographe et illustrateur de la Première Ecole de Paris.

Il est né en 1904 à Berestesko dans l’Empire Russe (Ukraine), au sein d’une famille juive.  Il décide très tôt d’embrasser la profession d’artiste et s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Lvov.

Trop jeune pour participer à l’aventure artistique de la Révolution Russe, il ne reste pas en Union Soviétique après la Révolution et décide de gagner la Pologne nouvellement formée où il fréquente quelques mois les Beaux-Arts de  Varsovie.

A 21 ans, il part à la recherche de ses racines culturelles et religieuses juives et parcourt la Palestine. Mais sa vocation picturale se rappelle à lui et il se rend à Paris afin de voir dans la réalité les tableaux qui hantent son imaginaire, et particulièrement l’œuvre de Cézanne.

A Paris, il retrouve de nombreux peintres de la communauté juive russe et commence à peindre avec ferveur. Il fréquente les musées où il copie et réinterprète les œuvres des grands classiques, tout en complétant sa formation à l’académie Ranson. Il y fait entre autres la connaissance de Roger Bissière

En 1932, il est remarqué par Zborowsky, qui lui signe un contrat avec sa galerie et lui achète plusieurs toiles. Malheureusement, le marchand d’art décède peu après et Pressmane traverse une période de dénuement, où il est forcé à travailler comme peintre en bâtiment.

Plusieurs expositions collectives lui permettent de sortir de l’anonymat et la baronne Alix de Rotshild devient l’un de ses principaux collectionneurs.

La guerre de 1939 vient bouleverser la situation de Pressmane et il est obligé de se cacher, et ne survit que grâce au dévouement  de son épouse. Il vit dans des conditions précaires et ne peut pratiquer son art.

A la libération, Pressmane se remet à peintre. Il demande alors et obtient la nationalité française. Il est membre de l’association des Peintres témoins de leurs temps, avec Van Dongen et Vlaminck. Il connaît enfin la reconnaissance du public, mais mène une existence quasi recluse entièrement consacrée à la peinture.

Il reçoit le Prix Bürhle en 1952, prix fondé par le grand collectionneur suisse Emil Bürhle(1890-1956).

Joseph Pressmane meurt en 1967

Grâce à la donation George et Adèle Besson, le Musée de Bagnols-sur-Cèze possède plusieurs œuvres de Pressmane

Bibliographie :
Lydia Harambourg. L'Ecole de Paris, 1945-1965 : dictionnaire des peintres - Page 521
JOSEPH PRESSMANE. « Artistes de ce Temps». 13,5 X 18,5. 8 ill. h. t. Presses Littéraires de France. 1961.
L'œuvre de Joseph Pressmane, par E. Fraenkel. In Le Monde Juif, AVRIL 1952 - N° 54 

Illustration. Autoportrait de Joseph Pressmane ©artnet