Nicolas-Antoine Taunay

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1755-1830

Nicolas-Antoine Taunay est un artiste peintre français né à Paris le 11 février 1755.

Première carrière sous l’Ancien Régime

Nicolas-Antoine Taunay est né dans une famille d’artistes peintres, son père est un peintre sur porcelaine Qui initie son fils au dessin. Nicolas-Antoine perpétuera la tradition familiale : ses deux fils, Felix-Emile et Adrien seront tous deux des peintres de renom. 
A l’âge de treize ans, Nicolas-Antoine entre dans l’atelier de  Nicolas-Bernard Lépicié. Il reçoit une bourse pour étudier à Rome de 1784 à 1787. Dès ses débuts , Taunay est apprécié pour ses scènes de genre ( la Rixe, le Tambourin) ou ses paysages de Paris, qui sont popularisés par les meilleurs graveurs de son temps.

Peintre des hauts faits de la Révolution et de l’Empire

Dès les débuts de la Révolution, Taunay s’inspire des faits révolutionnaires pour animer ses toiles En 1795, il est reçu à l’académie des Beaux-Arts, contre la candidature de Debucourt. Il illustre la campagne d’Italie et peint entre autres Le Général Bonaparte reçoit des prisonniers sur le champ de bataille, 1797 , ou Hôpital militaire en Italie en 1797. En 1805, il fait partie des peintres choisis par l’Empereur pour immortaliser ses campagnes en Allemagne.

Reconversion au Brésil

Après la Restauration, Taunay part au Portugal sur l’invitation du Comte da Barca. Il émigre ensuite avec sa famille au Brésil dans le cadre de la colonie Lebreton, dite encore la Mission artistique française, un groupe d’artistes français fuyant la terreur Blanche. Il y vit grâce à une pension officielle, puis comme professeur de paysage à l’Ecole royale des Beaux-Arts, qu’il a contribué à créer. Il est anobli mais préfère revenir en France.

Retour à Paris

En 1821, Taunay revient à Paris. Il s’y consacre principalement à la peinture de paysages. Ses fils restent au Brésil, où son aîné Felix-Emile a repris son poste de professeur à l’Ecole des Beaux-Arts
Taunay meurt à Paris le 20 mars 1830.

On peut voir ses œuvres au Musée des Beaux-Arts d’Orléans (le Bivouac des sans-culottes. 1790), au musée de la Révolution française à Vizille, au musée national des Beaux-Arts du Brésil et à la Pinacothèque de l'État de São Paulo.