Charles Virion

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1865-1946

Charles Virion est un sculpteur, médailleur, peintre et céramiste animalier français né en 1865.

Formation : un Lorrain à Paris.

Charles Louis Eugène Virion est né le 1er décembre 1865 à Ajaccio, en Corse. Son père, Inspecteur des Eaux-et-Forêts, meurt alors que Charles est encore très jeune. Sa mère retourne en Lorraine avec Charles, son frère et ses deux sœurs. La famille s’installe dans un petit village près de Bitche, où Charles est élevé par son oncle, responsable des ventes des cristalleries de Saint-Louis.
Après la guerre de 1870, Bitche devient territoire allemand. Charles fréquente une école en allemand tout en suivant des cours du soir en français. Dès que possible, sa famille s’installe en France, à Longuyon.
En 1883, Charles Virion entre à l’École des Beaux-Arts de Nancy. Il y noue des amitiés durables avec plusieurs membres de l’École de Nancy, notamment Charles Bastien. Ces liens influenceront profondément son travail.
Virion poursuit ses études à l’École des Arts Décoratifs de Paris, puis réussit le concours d’entrée aux Beaux-Arts de Paris. Il devient l’élève des sculpteurs Paul Aubé et Alexandre Falguière, et se lie d’amitié avec Georges Gardet, célèbre sculpteur animalier.

Sculpteur et céramiste

Après son service militaire, Virion effectue un stage d’un an à la faïencerie Boulenger de Choisy-le-Roi pour s'initier aux techniques des arts du feu. Il y rencontre Georges Delvaux, un ancien chimiste des cristalleries de Saint-Louis, qui lui propose de rejoindre son équipe en tant que décorateur.
En 1889, Virion s’installe à Montigny-sur-Loing, où Delvaux vient de reprendre une faïencerie. Il vit d'abord chez le couple Delvaux pendant deux ans, tissant rapidement des liens avec les artisans et les habitants du village. Montigny deviendra son port d’attache artistique et familial.
Dès 1886, Virion expose ses œuvres au Salon des Artistes Français. Son talent est récompensé lors de l’Exposition Universelle de 1900, où il reçoit deux médailles : l'une pour ses sculptures et l'autre pour ses créations en céramique.
Son style est caractérisé par un grand sens du détail et une capacité à capter la vitalité des animaux qu'il représente. Il travaille le bronze, la céramique et le grès. A côté de son oeuvre de sculpteur, il peint de nombreux tableaux toujours dans le domaine de l'art animalier, à l'exception de quelques paysages.
Virion cofonde le Salon des Artistes Animaliers en 1913. Il collabore à plusieurs projets décoratifs avec Charles Jacquot, Edmond Lombard et Armand Point.

Maturité artistique 

Pendant la Première Guerre mondiale, Virion ne fait pas partie des classes mobilisables. En l'absence du maire, mobilisé, il assure le secrétariat de la mairie et s'occupe des réfugiés.
Après la guerre, il est sollicité pour réaliser plusieurs monuments aux morts dans des communes françaises, notamment à Montigny-sur-Loing, Nemours, La Genevraye et Arbonne-la-Forêt. Le coq, sculpté par Virion, est choisi par de nombreuses mairies dans toute la France pour orner leur monument aux morts.

Dans les années 1920 et 1930, Virion poursuit son activité artistique. Il continue de produire peintures, sculptures, médailles et œuvres décoratives. Il collabore toujours avec l’atelier de Rambervillers pour la production de céramiques.

Il s'éteint le 30 décembre 1946 à Montigny-sur-Loing 

Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées, notamment au Musée d'Orsay, au Petit Palais et au Musée de l'art de la faune et de la flore de Jackson Hole dans le Wyoming (États-Unis).
 

Les oeuvres de l'artiste
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