Yankel

(Français 1920 - 20??)

Yankel est né en 1920 en  France sous le nom de Jacques Kikoïne, (son prénom Jacques étant la forme -obligatoirement francisée par l’état-civil français- du prénom  juif russe  Yacov que lui ont donné ses parents). Son père Michel Kikoïne est un  peintre reconnu de la Première Ecole de Paris. Yankel passe son enfance à la Ruche puis au Petit- Montrouge, où son père avait son atelier. Bien qu’ayant depuis sa petite enfance toujours peint et dessiné, il ne se destine pas tout de suite à la peinture et entreprend des études et une carrière de géologue. En 1952, il abandonne tout pour se consacrer à la peinture.

Quatre périodes caractérisent son œuvre selon l’aveu même du peintre :

De 1952 à 1959, son époque carbonifère, aux couleurs sombres, est  marquée par le misérabilisme pictural et par ses souvenirs d’Afrique. Il est influencé par  Clavé, Buffet et se sent proche  de la nouvelle école de la Ruche (Rebeyrolle, de Gallard). Il participe au salon des Peintres Témoins de leur Temps et expose en 1954 sa fameuse Pissotière. En  1955, sa  première exposition personnelle a lieu à la galerie Drouant-David. Puis il est pris sous contrat par le marchand de tableaux Romanet. Il peint avec beaucoup de matière des sujets figuratifs.

Sa deuxième époque, de 1959 à 1966, est nommée par le peintre son époque secondaire, et coïncide avec la rupture avec Romanet. Il  expose régulièrement, à la galerie Gérard Mourgue, ou à la galerie de Paris. Très présent en province et à l’étranger, le peintre évolue jusqu’à trouver un style où la forme devient secondaire par rapport au rythme.

De 1966 à 1973, sa  période tertiaire est celle d’un expressionnisme abstrait fortement teinté d’esprit baroque. les couleurs flamboient et les sujets les plus divers l'inspirent sans qu'il ne verse jamais dans l'abstraction

Depuis 1974 sa production se diversifie, il joue avec les objets et les assemblages, renonce à la couleur un temps pour étudier ce qu’il appelle la « non-couleur ». Il produit beaucoup, animé par un sentiment d’urgence, tout en s’attachant à préserver son œuvre passée.

Bibliographie :

La nouvelle École de Paris, par Gérard Mourgue, éditions Cailler.1956

Yankel, par Raymond Laurent, éditions Le Musée de Poche.1973

Le désespoir du peintre, par Yankel, éditions E.D.L.B.1983.

Benezit 1999 , article de Jacques Busse.

L’Ecole de Paris 1945-1965 Dictionnaire des peintres. Lydia Harambourg. Editions Ides et calendes. Mise à jour par Clotilde Scordia. 2010.