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Belle - Saison
Marquée épreuve d'artiste en bas à gauche, titrée au centre, signée et datée en bas à droite
Dans Belle-saison, Teizo Ogaki déploie une scène où la pierre, l’arbre et le ciel dialoguent . La composition se partage entre la paroi minérale de gauche, travaillée à l’aquatinte dans des nuances d’ocre et de beige, et l’espace ouvert de droite, baigné d’un vert bleuté presque nocturne. Entre les deux, un arbre finement ciselé se dresse, ses branches couvertes de petites fleurs blanches, semblables à des constellations.
Le contraste entre la texture dense de la roche et la légèreté du feuillage donne à l’ensemble une harmonie sereine. Ogaki joue de cette opposition comme d’un langage : la pierre incarne la stabilité, l’arbre la vie fragile, les oiseaux le passage.
Ce triangle symbolique compose une méditation sur la nature — la lumière décroît, mais la vie persiste avec calme et intensité.
Les rehauts de blanc, posés sur les fleurs et les oiseaux, rythment la surface et suggèrent la respiration du paysage.
Sur le plan technique, Belle-saison révèle la virtuosité d’Ogaki dans la maîtrise de la gravure sur cuivre. L’eau-forte trace le réseau précis des branches, tandis que l’aquatinte déploie des valeurs sans rupture. L’encrage manuel, d’une grande subtilité, permet la juxtaposition des teintes — beige pierreux, vert sombre, turquoise léger — dans une continuité parfaite.
Ogaki atteint ici la sobriété lumineuse d’une peinture contemplative. Le titre dit tout : la belle saison, non comme éclat, mais comme équilibre accompli entre lumière et ombre.