David Azuz

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1941 - 2014

David Azuz est un artiste peintre figuratif israélien né en 1941 à Tel Aviv et installé en France dès 1958. 

 

David Azuz étudie de 1951 à 1955 à l’Académie Joseph Schwartzman, puis à l’Académie Avni de Tel-Aviv.

En 1958, à l’âge de 17 ans, il vient à Paris pour suivre l'enseignement de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Il complète son apprentissage à l’Académie de la Grande Chaumière, à Montparnasse.

 

Des débuts  en Israël


David Azuz participe à des expositions collectives dès 1958 (Musée d’art moderne de Haïfa) Sa précocité artistique l'amène à faire de multiples apparitions dans les cercles officiels de la toute nouvelle modernité picturale israelienne. Dès 1959, David Azuz expose en solo à Tel Aviv (Katz Gallery) puis en 1960 à Jérusalem (Nora Gallery). 


Dans les années 1950–1960, l’art israélien est marqué par la domination du groupe Nouvelle Horizon (Ofakim Hadashim), fondé autour de Joseph Zaritsky. Ce mouvement,  influencé par les courants abstraits de la deuxième École de Paris et par le dripping de l'Action painting et de Jackson Pollock, impose son esthétique non figurative dans les institutions artistiques israéliennes.

David Azuz, après quelques expériences abstraites au début des années soixante, s’en écarte pour se tourner vers le figuratif. Il explore le réel urbain, les figures humaines, les objets quotidiens. Il revendique un rapport narratif à l’image, loin du formalisme abstrait.

Entre Tel Aviv, Berlin et Paris

En 1958, Azuz choisit de s'installer à Paris, à rebours du parcours traditionnel des artistes israéliens qui vont se former à Paris  avant de revenir en Israël. Cela lui permet d’échapper aux dynamiques politiques de la scène israélienne. 

Dès 1963, David Azuz est exposé à la Gallery Wirth à Berlin, qui l’invite régulièrement jusqu’en 1966. Ce partenariat récurrent avec une galerie allemande est rare pour un artiste israélien de sa génération. 

Il est aussi l’un des rares peintres israéliens de sa génération à s'être maintenu dans la vie artistique parisienne sans cesser de participer aux scènes israéliennes (Jérusalem, Haïfa, Tel Aviv). 

Ni anecdote ni idéologie


Là où d'autres artistes israéliens de sa génération abordent la guerre, l’identité juive, l’histoire biblique ou l’héroïsme pionnier (Nathan Rapoport, Yosl Bergner, Shaul Shats), Azuz choisit des figures anonymes, sans mise en scène idéologique.

Ses personnages sont représentés dans une tâche banale, l'attente, la lecture. Ils regardent rarement le spectateur. Ils incarnent une forme de solitude moderne, méditative, silencieuse.

Grâce à son monde pictural sans drame, où chaque figure s'inscrit dans le réel, David Azuz émerge sur le plan international. Ses circuits d’exposition dépassent le monde israélien pour s'intégrer aux réseaux culturels européens et anglo-saxons.

 

Une présence internationale constante.


David expose régulièrement à Paris, d’abord à la Maison de la Culture (1966), puis à la Galerie Abel Rosenberg (1967 et 1974), à L’Arlequin (1976), et au Cardo Matignon (1978). 

Il bénéficie parallèlement d’une diffusion de son travail dans l’espace anglo-saxon : Londres (1972, 1973), New York (1964), Los Angeles (1975), et en Amérique latine : galerie Mer-kup à Mexico (1974).

Sa carrière se recentre ensuite sur Tel-Aviv, pour culminer par une exposition rétrospective en 1989.

David Azuz décède 17 avril 2014, à l'âge de 72 ans, à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris.

 

 

Les oeuvres de l'artiste
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