Jean Bertholle

(français 1909 - 1996)
Jean Bertholle

Jean Bertholle est une des importantes figures de l’art moderne en France.

Peintre, graveur, sculpteur, lithographe, graveur, il créa aussi de nombreux vitraux, des mosaïques et des tapisseries.

Son œuvre débute par des toiles très figuratives qu’il reniera et brulera, pour passer à une abstraction sensible puis à un retour à la figuration. Mais quelle que soit sa periode d'inspiration, chaque oeuvre de Bertholle traduit pour le regardeur les mouvements de l’âme de l’artiste.

Né en 1909 à Dijon, Bertholle grandit fasciné par l’atmosphère, les odeurs et les couleurs de l’atelier de son père, qui consacrait à la peinture les heures qu’il ne devait pas à son emploi d'ingénieur dans les Chemins de Fer.
Malgré les réticences familiales à le voir devenir artiste, Bertholle commence ses études aux Beaux-Arts de Saint-Etienne avant son service militaire. Après l’armée, il se forme à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Paul Albert Laurens. Bertholle s’exprime avant tout par le dessin, et ne cessera jamais d’utiliser ce média pour trouver la paix et la concentration.

Cependant, c’est par la peinture qu’il parviendra à la notoriété.

Avant guerre, Bertholle est l’un des membres fondateurs du groupe Témoignage, créé en 1936-1937 par Le Moal, Etienne Martin et que rejoindra plus tard Alfred Manessier. Il participe à la décoration de l'exposition universelle de Paris de 1937 ( pavillon de la SNCF) puis à celle de 1939 à New York.

Pendant la Seconde guerre mondiale, Bertholle expose en 1941 à la galerie Braun, dans l’exposition « Vingt jeunes peintres de tradition française ». Dans cette exposition, organisée par Bazaine, figuraient les jeunes peintres d’avant-garde.
Bertholle décide d’accepter le poste de directeur artistique de la faïencerie de Gien en 1943, qu’il exercera jusqu’en 1957, lorsque le succès lui permettra de vivre de ses œuvres.

Toute l’existence de Bertholle s’articule autour d’une quête incessante de la concentration de son langage pictural. Il laisse jouer son inspiration autour de thèmes lui permettant de traduire ses mouvements intérieurs, comme par exemple la lance et les tournois. Il schématise le réel et arrive à l’abandon total du sujet en 1955. Il est alors, aux côtés de Maurice Estève, Jean Bazaine, un des membres les plus marquants de la deuxième école de Paris. Bertholle continue alors sa voie personnelle en réincorporant à partir de 1968 des éléments du réel. Il recommence à évoquer chevaux, batailles et  cirque. Mais c’est surtout d’intériorité et de spiritualité dont il faut parler si l’on veut se pencher sur les tableaux de Bertholle.

En 1959, il signe un contrat avec la Galerie Roque, qui lui assure des expositions régulières et la sécurité de la reconnaissance. En 1965, il est nommé professeur d’art mural aux Beaux-Arts de Paris.

En 1983, il rentre à l’académie des Beaux-Arts. Depuis 1980, il avait fondé sa propre académie de peinture(Académie saint-Roch), pour pouvoir transmettre à la jeune génération de peintre son amour de la peinture.

Jean Bertholle meurt en 1996. Ses œuvres figurent dans les collections du Musée d’Art moderne de la ville de paris, du Centre Pompidou. On peut admirer un interessant ensemble de ses créations au musée de sa ville natale, Dijon.

Pour en savoir plus :
- Article remarquable et très fouillé sur Wikipédia.
- Lydia Harambourg. L’Ecole de Paris 1945-1965
- L’article sur Bertholle dans le blog L’horizon ovipare 

L’Association des amis de Jean Bertholle s’occupe de la promotion et de la défense de l’œuvre de l’artiste et peut être contactée par mail