François Boisrond

(Français 1959)

François Boisrond est un artiste plasticien français né à Boulogne-Billancourt en 1959.
Après une préparation aux écoles d’art à Penninghen, il intègre les Arts déco en 1977. C’est là qu’il rencontre ceux qui avec lui seront les piliers de la Figuration Libre, Robert Combas, Hervé di Rosa et Louis Jammes.

La Figuration libre

La Figuration Libre rassemble des artistes qui refusent le Beau et cherchent dans le trash, l’art brut et la culture populaire le renouveau d’un peinture figurative libérée des entraves des conventions.
En 1981, l’exposition « Finir en beauté » rassemble les jeunes peintres qui se reconnaissent dans cette démarche. Outre Combas, Jammes, Boisrond et di Rosa, y figurent entre autre Jean-Charles Blais et Jean-Michel Alberola
C’est le début pour François Boisrond d’une carrière internationale, où il fait partager son amour de l’affiche et de l’art monumental, son extrême inventivité et sa joie de créer à un public de tous âges et de toutes origines.
Une bourse de la Villa Medicis hors les murs lui permet de passer six mois à New York au milieu des années quatre-vingt. Sa première exposition personnelle suit bientôt, abritée par le CAPC de Bordeaux.

Trouver l'inspiration dans la vie

Il lie son art à ses expériences de vie : ses voyages annuels en bicyclette à travers la France lui inspirent en 1994 une série de lithographies Voyage à velo.
En 1995, la Fondation de France finance des projets alliant artistes et communes française. C’est pour Boisrond l'occasion de créer pour Le Cailar un ensemble de panneaux signalétiques représentant la vie des commerçants, le dentiste, le boucher, l’encadreur, etc qu’il expose salle Leon Pasquier.
Parmi les expériences qui marquent alors son parcours d’artiste, on peut citer :
- quatre années d’enseignement à l’Ecole communale d’Art de Lausanne ( 1997-2001)
- 1998 immersion dans la vie japonaise et réalisation d’une peinture monumentale pour la Biennale de Fukuoka

Une nouvelle voie

A partir de 1999, il prend des distances avec le style proche de l’affiche qu’il affectionnait et nourrit sa création de l’étude des maîtres anciens.

En 1999, François Boisrond accepte une poste d’enseignant aux Beaux-Arts de Paris et nombre de ses œuvres sont inspirées de cette expérience :
- 2003, il réalise un court métrage lors d’un voyage en Inde avec ses étudiants autour du thème «  studios de cinema »
- 2010 autre voyage avec ses étudiants à Manille où il organise des rencontres autour de Manuel Ocampo

Les séries anniversaires

François Boisrond associe souvent des séries de tableaux aux grands anniversaires muséographiques :
- En 2006, le Mudam de Luxembourg lui commande une série de peintures à l’occasion de son ouverture ( série Eldorado)
- En 2007, ce sont les trente ans du centre Pompidou qui lui donnent l’occasion de créer une série de six toiles, travaillant dans le musée abrité par sa tente d’alpiniste.
- En 2011 il présente sa série Passions à ‘occasion des 10ems Nuits blanches à Paris

En 2012, le musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables-d’Olonne  organise une grande rétrospective de l’œuvre de François Boisrond

Autres chemins

Il travaille aussi sur le thème des Biennales ( Documenta de Cassel 2012, biennales de Lyon et de venise 2013) dont il tire une série d’œuvres réalisées sur le motif en images digitales retravaillées a posteriori.

Depuis 2017, il montre surtout ses travaux portant sur le costumes historiques, prolongés par des tableaux vivants qu’il crée dans son atelier du bateau lavoir et dont il tire des images numériques constituant ensuite le départ de ses nouvelles réalisations.

Source : le site d’l’artiste