Jean-Marie Couillard
Jean-Marie Couillard est un peintre français né en 1926 à Nancy, au 1 rue de l’Abbé-Grégoire. Son père, Louis-Paul-Marie Couillard, exerçait les fonctions de directeur commercial à la Laiterie Saint-Hubert, entreprise industrielle importante dans l’économie lorraine de l’époque.
Formation à Nancy
Jean-Marie Couillard reçoit sa première formation artistique à Nancy. Il suit l’enseignement du peintre Philippe Steinmetz, artiste actif dans la vie artistique lorraine au milieu du XXᵉ siècle. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une tradition académique encore solidement implantée dans les écoles régionales de l’après-guerre, où le dessin d’observation et la pratique de la peinture de chevalet occupent une place centrale.
Très tôt, Couillard participe à la vie artistique locale. Dès 1946, il expose au Salon des Artistes Lorrains, manifestation fondée en 1892 qui constitue l’un des principaux lieux d’exposition pour les peintres de la région. Il présente également des œuvres à la Galerie Mosser à Nancy, galerie active dans la diffusion de la peinture régionale au cours de l’après-guerre.
Installation à Paris
En 1950, Jean-Marie Couillard quitte Nancy pour s’installer à Paris, suivant un parcours fréquent parmi les artistes formés en province qui souhaitent élargir leur horizon artistique. Il poursuit sa formation dans l’atelier Jandon, structure privée où l’enseignement du dessin et de la peinture s’inscrit dans la continuité des méthodes académiques.
Trois ans plus tard, en 1953, il obtient le professorat de la Ville de Paris, ce qui lui permet d’enseigner le dessin dans différentes écoles de la capitale et de sa région. Cette activité pédagogique constitue une part importante de sa carrière. Elle l’inscrit dans la tradition française du professeur-peintre, figure fréquente dans la vie artistique du XXᵉ siècle, où l’enseignement du dessin demeure un vecteur essentiel de transmission des savoirs artistiques.
Une pratique régulière de la peinture et de l’aquarelle
Parallèlement à son activité d’enseignant, Jean-Marie Couillard poursuit une pratique régulière du dessin et de la peinture. Il travaille aussi bien à l’huile qu’à l’aquarelle, techniques qui lui permettent d’aborder différents types de sujets.
Ses œuvres montrent un intérêt particulier pour le paysage, notamment en Lorraine, en Bretagne et en Auvergne, les natures mortes, sujet traditionnel de la peinture d’atelier, propice à l’étude de la lumière, des matières et de la composition.
Ces thèmes correspondent aux sujets classiques de la peinture de chevalet pratiquée par de nombreux artistes français de l’après-guerre, attachés à l’observation directe du motif et à l’exercice du dessin.
Une carrière partagée entre enseignement et création
L’ensemble de la carrière de Jean-Marie Couillard se déroule ainsi entre l’enseignement du dessin et une pratique personnelle de la peinture. Cette double activité caractérise de nombreux artistes de la seconde moitié du XXᵉ siècle, pour lesquels la pédagogie offre une stabilité professionnelle tout en laissant place au travail de création.
Jean-Marie Couillard s’éteint en 1989.