Auguste Leroux

(français 1871-1954)

« Ma seule devise : « Le Beau par le Vrai ». »

Jules Marie Auguste Leroux est un portraitiste, peintre d'histoire, illustrateur, graveur et lithographe né à Paris en 1871. 

Le dessin avant tout

C'est au dessin qu' Auguste Leroux décide tout d'abord de se consacrer. Il entame des études à L'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de la ville de Paris et pense tout d'abord sa carrière comme celle d'illustrateur pour livre d'enfant et de dessinateur de mode. Ses professeurs remarquent vite son talent et l'orientent vers les beaux-Arts, où il continue  cependant dans la même voie, récoltant récompense sur récompense ( en 1892, il passe de la 3eme médaille de dessin à la 2eme en l'espace de six mois, puis en septembre 1893 la première médaille de figure puis celle de torse en mars 1894 ). Entre temps, il fait son service militaire à Fontainebleau.

La peinture grâce à Leon Bonnat 

C'est Léon Bonnat, grand portraitiste et coloriste puissant, qui suscite chez Auguste leroux l'intérêt pour la couleur. Admis dans son atelier aux beaux-arts, Auguste leroux se passionne grâce au grand maître pour les textures et les matières picturales, servies par la rigueur du dessin qui les soustend. Bonnat prépare son élève pour le prix de Rome et Auguste leroux l'emporte sans discussions avec une Judith présentant la tête d'Holopherne en 1894. Auguste Leroux passe trois ans à Rome, à perfectionner sa technique, à chercher l'inspiration dans les thèmes antiques, mais surtout à développer le talent de protraitiste qui accompagnera toute son oeuvre. En 1898, de retour de Rome, Auguste Leroux livre aussitôt ses productions au regard du public. Le salon des artistes français accueille ses oeuvres favorablement.

Une carrière irréprochable

Commence alors un succès public qui ne se départira jamais.  A l'exposition universelle de 1900, le jeune peintre décroche une médaille d'argent . C'est le début de la reconnaissance publique et du succès. A côté des demandes de portraits mondains, Auguste Leroux reçoit de nombreuse commandes publiques, dont l'une des plus notable fut la participation à la décoration de Sacré-Coeur. Chaque année, Leroux expose au Salon. Il est professeur aux Beaux-Arts pendant trente ans. En 1904, le Salon des artistes français le reçoit comme membre du jury. Il enseigne de plus à l'Académie de la Grande Chaumière. A côté de ses oeuvres picturales, leroux est sollicité par de nombreux ecrivains et éditeurs. Il illustre notamment Camille Pelleta, Anatole France et participe aux grandes rééditions de biliophilie des oeuvres comme celle de Casanova ou de Cervantès.
La troisisième République fait appel à lui pour des oeuvres patriotiques, des affiches pour les emprunts nationaux.

Du grandiose à l'intime

Grâce à ce succès constant, Auguste Leroux va pouvoir déployer librement dans ses oeuvres toute sa sensibilité artistique . Il va être pendant toutes ses années d'activité un des grans représentants du réalisme français. Les oeuvres de jeunesse sont des grandes compositions historiques pleines de fougue. Peu à peu, il se tourne vers le paysage, vers des scènes plus intimsites. 

En 1908, il s'installe au 11 villa d'Alesia, dans une maison dont il a dessiné la façade et dont le dernier étage, tout en verrière, abrite son atelier. La maison est actuellement ornée d'un médaillon de bronze le représentant et réaliser par l'époux de sa fille Madeleine, le sculpteur espagnol Enrique Pérez Comendador. Il y aura trois enfants qui suivront tous les traces de leur père. 

Auguste Leroux meurt en 1954. En 1955, le Salon des Artistes français lui consare au Grand Palais une exposition retrospective.