Alméry Lobel-Riche
Alméric Lobel-Riche est un graveur, peintre, illustrateur et aquarelliste français né en 1877 à Genève.
Né en Suisse de parents français originaires du Midi, Alméric Riche prend pour pseudonyme d'artiste le nom d'Alméry Lobel-Riche. Il se forme aux Beaux-Arts de Montpellier, puis à Paris, dans les ateliers de Léon Bonnat, Antoine Calbet et Paul Saïn. Ces maîtres lui transmettent le goût du dessin solide, de la lumière et de la beauté du corps féminin, qui demeureront au cœur de son œuvre.
Il débute au Salon des artistes français en 1903 et se fait remarquer par la vigueur expressive de son trait. Collaborateur de L’Assiette au beurre et de La Baïonnette, il s’impose comme l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération. Mobilisé pendant la Grande Guerre, il en tire des suites gravées d’une intensité rare – Les Poilus, Les Captifs, Les Gueules cassées – où compassion et dignité s’allient à une maîtrise exemplaire du clair-obscur.
Dans les années 1920-1930, Lobel-Riche devient l’un des grands illustrateurs de la bibliophilie française. Il grave pour Les Fleurs du Mal, Carmen, Don Juan, La Fille Élisa ou Les Contes drolatiques, mêlant sensualité du trait et rigueur classique. Parallèlement, il développe une œuvre personnelle faite de nus, portraits et scènes d’atelier. L’érotisme, constant dans son œuvre, s’y déploie comme une exaltation de la beauté humaine et une réflexion sur le pouvoir et le désir.
Ses aquarelles et estampes orientalistes, réalisées à la suite de séjours en Afrique du Nord, ajoutent à cette œuvre une dimension lumineuse, attentive aux visages et aux gestes du quotidien.
Chevalier de la Légion d’honneur en 1930, médaille d’or à l’Exposition universelle de 1937, Lobel-Riche meurt à Paris en 1950.
Ses œuvres figurent dans les collections du musée d’Orsay, de la Bibliothèque nationale de France, du musée de l’Armée, du musée des Beaux-Arts de Dijon et du Petit Palais de Genève.
Pour en savoir plus, consultez l'article de blog que Les Atamanes ont consacré à Alméry Lobel-Riche.