Cornelis  Van Poelenburgh

(Néerlandais 1594 - 1667)

Cornelis Van Poelenburgh est né vraisemblablement le 21 janvier de l'année 1594 ou 1595, à Utrecht où il mourra en 1667.

Il est l'auteur de paysages italiens de format réduit, œuvres raffinées, sur panneau ou sur cuivre, avec représentation de sujets bibliques, mythologiques ou littéraires.
Ce sont des tableaux d’Arcadie souvent remplis de personnages nus et de ruines, et éclairés par une lumière limpide.

Dans sa ville natale, il fait son apprentissage auprès du peintre maniériste Abraham Bloemaert, avant de partir, vers 1617, parfaire son art à Rome.
Il y restera près de dix ans, et compte parmi les fondateurs des Bentvueghels, sorte de groupe d'entraide composé principalement d'artistes originaires des Pays-Bas du Nord et du Sud – il reçoit parmi eux le surnom de « Satyr » (Satyre).
Tout comme cela avait été le cas pour Bartholomeus Breenbergh d’Amsterdam, qui appartenait à la même génération, il est alors fortement marqué par les paysages de Paul Bril et les œuvres d’Adam Elsheimer.

Il commence lui-même à peindre des paysages italiens, caractérisés par une approche plus naturaliste que ce qui était l’usage. Ses œuvres rencontrent en Italie un succès considérable.
Il quitte Rome vers 1625, séjourne quelque temps à Florence où il travaille pour le grand-duc Cosme II de Médicis, avant de retourner à Utrecht.
Il ouvre alors un atelier, où travailleront de nombreux élèves, parmi lesquels Daniel Vertangen, Dirck Van der Lisse et Jan Van Haensbergen.
Ses petits tableaux d’apparat lui valent autant la reconnaissance des autorités que celle de ses pairs. Ainsi en 1627, Rubens, de passage à Utrecht, achètera quelques-unes de ses œuvres.

Plusieurs œuvres de ces oeuvres figuraient également dans les collections du Prince Dmitri Vladimirovitch Galitzine qui vendit sa collection à Catherine II de Russie.

Il collabora avec d’autres peintres d’Utrecht : ainsi peignit-il de petits personnages dans des paysages de Jan
Both et dans des intérieurs de Bartholomeus van Bassen. On compte Van Poelenburgh au nombre des italianisants de la première génération, et son influence fut importante sur des peintres de sa propre génération, comme Breenbergh, et des générations suivantes, comme Herman Van Swanevelt, Nicolaes Berchem, Jan Both et Jan Baptist Weenix.

En 1631, Van Poelenburgh vit brièvement à Paris et, par la suite, de 1634 à 1641, le roi Charles Ier d'Angleterre l'invite à venir travailler à Londres, où il séjourne de façon irrégulière jusqu'à sa mort à Utrecht le 12 août 1667.

Source : Wikipedia.