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Violon à la coupe blanche
Signé en bas vers le centre à gauche. Titré au dos
Sur une table sombre, devant une fauteuil rouge, un violon est posé à l'envers.Près de lui, une coupe blanche aux lignes massives est chargée de fruits . Le tableau est présenté en accrochage avec Brillance et refleys, une huile sur toile de Lucien Beyer, à venir sur le site.
Le contraste entre la densité des volumes et l’éclat lumineux de la coupe confère à l’ensemble une présence monumentale.
Le violon montre le dos de sa caisse de résonance, et les bras du fauteuil rouge semblent l'enserrer. La coupe blanche, avec sa verticalité stable et sa clarté, pourrait dominer la scène si ses proportions n'étaient pas si ramassées la scène. Les fruits introduisent une note charnelle, une médiation entre musique et matière. Le tableau est construit sur la négation de la musique. Le violon, posé à l'envers, ne conserve même pas la mémoire de la musique. Instrument de vibration, il est réduit ici au silence. La coupe, elle, semble rayonner de lumière plus que de matière, comme si c'était elle qui portait la résonnance. Couleur sang, empli de vitalité, le fauteuil semble étendre ses bras pour apporter sa protection.
La symbolique est puissante. Le violon évoque la fragilité de la vie, chaque note s’éteint aussitôt qu’elle naît. La coupe, immobile et stable, figure la permanence. Entre les deux, les fruits rappellent l’éphémère de la chair, tandis que le fauteuil, couleur sang, figure l'existence humaine dans son énergie et sa vitalité.
Avec Violon à la coupe blanche, Berdal signe une œuvre de synthèse : il y réunit sa méditation sur les objets, son goût pour la monumentalité des formes, et sa réflexion sur le temps et la vie. C’est une peinture à la fois matérielle et spirituelle, dense et lumineuse, qui résume l’ambition de son art : faire dialoguer la vie et l’éternité .