Vous souhaitez recevoir plus d'informations concernant une oeuvre, ses caractéristiques ...
Visage africaniste au masque
Signé en haut à droite. Au dos, étiquette du salon des Indépendants de 1957, section expressionniste.
Une femme à la peau striée comme par des scarifications rituelles approche de son visage un masque aux striures similaires. Ce tableau est encadré d'une caisse américaine noire. Il est présenté en accrochage avec une sculpture en régule Chien au faisan.
Ce tableau appartient à un style bien déterminé d'Olga Klein-Astrachan. Elle fait appel aux marques caractéristiques des scarifications rituelles que l'on peut admirer sur des masques africains, les détourne et les utilise pour marquer le modelé de ses visages, ainsi que les ombres de certaines formes inanimées.
Ce type de travail aboutit à une esthétique très intrigante, à cheval entre deux civilisations et deux continents. Si dans certaines de ses peintures, Olga Klein-Astrachan peint des modèles à la peau blanche, ce tableau est différent. Les gris foncés et les magentas rabattus utilisés pour restituer le masque et le visage suggèrent la peau foncée de son modèle. Mais en même temps, l'artiste montre que le sujet du tableau est tout autre. Ce qui importe, c'est la modernité de la peinture, qui se situe au-delà du portrait individuel ou de la teinte de la peau pour toucher à l'universalité. Olga Klein-Astrachan fait de son œuvre une déclaration : elle peint ses sujets avec en ligne directrice le rapprochement d'expressions esthétiques diverses, pour toucher aux fondements de l'humanité.