Auguste Clergé

(Français 1891-1963)

Auguste Clergé est un artiste peintre, lithographe, illustrateur, décorateur de théatre, fresquiste et graveur né à Troyes en 1891. Il fut aussi trapeziste, clown et acteur de théâtre.

Du cirque aux Beaux-Arts.

Auguste Clergé passe son enfance dans la boutique de son père, taxidermiste à Troyes, à dessiner sur tout ce qu'il trouve. Lorsque son père décide de le prendre comme apprenti et lui interdit la carrière artistique, il s'engage dans un cirque pour pouvoir réaliser son rêve. Trapezite puis clown, il peint inlassablement les circassiens, mais ressent la necessité de se former dans l'art qu'il a choisit. Auguste Clergé s'installe alors à Paris où, en 1910, il intègre l'Ecole des Beaux-Arts dans la classe de Cormon. Il se marie en 1912, a un fils et se prépare à entamer le cursus traditionnel d'une carrière de peintre.

Montparnasse

La guerre de 14 vient tout bouleverser. Blessé puis démobilisé en 1916, il abandonne tout, famille, études, projets, gagne Montparnasse et se lie d'amitié avec les grandes figures de l'Ecole de Paris. S'il est lié avec Soutine, Van Dongen, Utrillo, son grand ami est Maurice Le Scouezec.

L'histoire de Clergé se lie alors avec celle de Montparnasse : il fonde une compagnie de peintres pour promouvoir leurs oeuvres, ilorganise des expositions collectives dans des cafés, il peint un des piliers de La Coupole . 

Clergé a alors la chance de rencontrer un collectionneur le fameux commissaire de police Zamaron, qui le soutient pendant 12 ans. 

Les Pitoeff ou l'appel du théatre

Mais la rencontre avec sa deuxième femme, actrice dans la troupe des Pitoeff, lance Clergé sur les routes, de 1920 à 1932. C'est au cours de cette tournée que le tableau des pingouins du Zoo de Londres a été peint. Clergé conçoit les décors, devient acteur, tout en continuant son oeuvre. Il s'interesse de plus en plus aux pauvres et aux miséreux, peignant la misère et la douleur mais aussi les joies ephémères du monde du travail.

Il parcourt aussi les campagnes de la région parisienne, se ressourçant auprès de la nature et peignant des paysages sereins et paisibles, en contrastes avec le reste de son oeuvre.

Le peintre des malheureux

En 1928 de retour à Paris, il fonde le salon des populistes qui connaitra un grand succès.

Après la deuxième guerre, Clergé continue à choisir ses sujets de manière éclectique: le cirque, toujours, la misère mais aussi le luxe. En 1948, il décore à fresque les salons du parfumeur Roger et Gallet.

C'est près de la porte de Pantin qu'il installe son dernier atelier, au milieu de la zone. En 1961 a lieu sa dernière exposition, à la galerie Paul Cezanne

Malade, il rentre à l'hopital Laennec et y decede en 1963. Il laisse des croquis au fusain de la salle commune. 

Exposition retrospective en 2016 a la galerie Les Montparnos : Auguste Clergé, le chevalier de la zone.

Photographie d'Auguste Clergé©Galerie Les Montparnos