Technique : 
Support : 
Toile
Dimensions : 
Tableau: 92cm x 65cm (30P). Cadre: 94cmx 67,5cm.
Inscription : 
Titré et signé au verso sur la toile
Etat de l'œuvre : 
Excellent. Léger enfoncement (voir photo)
Domaines : 
Période : 
1180 €
L'œuvre

Bleu derrière le bleu d'Aline Gagnaire.

Collage, encre, peinture à la bombe, huile et acrylique sur toile.

Provenance: dispersion de l'atelier de l'artiste (cachet sur le chassis). La baguette noire a été choisie par Aline Gagnaire.

L'oeuvre est présentée en accrochage au-dessus des Danseuses de Samuel Lipchitz.

Qu'en dire ?

Ce tableau est une déclinaison en une seule couleur des diverses possibilites d'imbrication des champs visuels autant que matériels.

- la matière tout d'abord.

Il y a là empilement systématique de niveaux. Chassis, toile et préparation bien sur, comme dans toute peinture sur toile. Mais ensuite Aline Gagnaire superpose des papiers préalablement peints en bleu qu'elle déchire ensemble et colle. Ensuite, elle rajoute de nouveau peinture, fait l'adjonction de matériaux divers pour former des reliefs, tout en prenant bien garde de laisser apparaître chacun des niveaux de composition.

- la couleur ensuite

Le tableau est composé de tant de bleus qu'il change à la lumière, selon les angles, les heures du jour, la distance et la nature de la luminosité. La photographie présentée sur le site le prouve : le cliché en accrochage a été pris à quelques minutes d'intervalle des autres, mais à quatre mètres plus loin de la même source lumineuse naturelle. 

- la vison enfin.

Aline Gagnaire, comme dans ses Visages destructurés, fait apparaître, sous l'abstraction de la couleur, une ombre de figuration. 
Elle nous offre une figure humaine derrière le bleu.
Pour cela, elle utilise des traits de peinture à la bombe pour figurer une 
silhouette humaine, un de ces bonhommes que tous les enfants dessinent. Mais Aline Gagnaire s'abstient de peindre les batons que les enfants tracent en guise de bras et de jambes.
Il ne reste qu'un corps ventru et un visage rond, ponctués par deux yeux qui sont les derniers coup de pinceaux assenés à la toile

Bleu derrière le bleu.

Bleu du regard apposé en dernier pour se poser sur le monde.

Le regard du peintre ?

Le regard du spectateur/regardeur sur lui-même?

​Mais toute la surface de la toile, aussi grumeleuse et irradiée qu'elle soit, n'évoque-t-elle pas aussi les profondeurs insondables d'un iris.

Un iris bleu qui contient la trace, le reflet en bleu de ce qu'il contemple....

L'artiste