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Séance de Béatification
Non signé
Cette œuvre est exécutée au fusain, à l'encre sépia, avec des rehauts de gouache blanche et d’aquarelle. Certains visages sont découpés et collés.
Ce dessin met en scène une séance de béatification, un type d'expérience électrique qui se déroulait dans les salons à la fin du XVIIIème siècle. En plus de ses qualités esthétiques intrinsèques, il a l'intérêt de documenter une activité rarement décrite ou représentée. La Béatification permettait à un sujet d'expérience, de préférence une jeune fille, debout sur un morceau de poix et mis en contact avec un courant électrique, d'être entouré d'une aura lumineuse semblable à une aura de sainteté.
La scène est brillamment composée, et se déroule autour d'un point central, la figure du jeune serviteur noir de la maison réquisitionné par l'expérimentateur pour l'assister. Un riche décor composé d'architectures et de draperies entoure des personnages aux somptueux costumes. La jeune fille qui va voir l'aura lumineuse se concentrer autour d'elle est négligemment vêtue à l'Antique, selon la mode lancée par Elisabeth Vigée-Lebrun. La maîtresse de maison se tient sur la droite et derrière elles se tiennent ses invités, dont l'un ressemble à Diderot. L'artiste a choisi de représenter la scène avant que le phénomène ne se produise. Et pour cause : à l'époque où ce dessin a été exécuté, plus personne ne savait exactement quelle apparence prenait cette aura qui avait fait tant parler d'elle. Les témoins de l'époque décrivent une couronne de lumière ou une aura autour de toute la silhouette...