Du burin à l’huile, de l’aquarelle à la photographie, le pont apparaît comme une structure constante des oeuvres d'art, car il est capable d’unir architecture, paysage et présence humaine. Notre sélection se veut être un pont jeté entre les styles et les siècles.
Avec Pont en Italie, Lucien Mainssieux construit l’espace par la répétition des arches et la clarté des plans. La gravure au burin de Albert Decaris, Les Amoureux du Pont-Neuf, montre le pont comme lieu de vie, théâtre parisien animé par la précision du trait.
Le Pont de la Tour de Londres par David Giles affirme la puissance verticale de l’architecture, tandis que le Pont Royal face au Louvre, peint par Sigrist, inscrit le pont dans la continuité monumentale de Paris. La Dordogne de Vigneau l’intègre au paysage, et Michel Pabois en propose une lecture fraiche et naïve.
À Venise, Georgette Tavé associe arches et gondoles dans un jeu de lignes et de reflets. Les aquarelles de voyage du début du XIXe siècle — Marais pontin et Chute du Vicano — témoignent d’un regard romantique sur l’ouvrage inséré dans la nature. Les photographies du Pont Royal après l’incendie des Tuileries et d’un pont parisien par Ibanez rappellent enfin que le pont peut devenir document, mémoire et trace historique.