Les dessins de presse représentent un pan essentiel de la création graphique des artistes peintres.

Ils ont plusieurs fonctions :

  • Tout d'abord le dessin informe. Le dessin de reportage complète l'article en donnant un contexte visuel que le mot ne peut pas rendre. Les reportages de Toulouse-Lautrec sur le monde du cirque et du music-hall, ou les danseurs de Lucienne Pageot-Rousseaux s'inscrivent dans ce cadre. Le style de l'artiste s'y déploie car sa transformation du réel crée auprès du lecteur le désir d'aller voir de lui-même.
  • Le dessin distrait aussi. Le rire est un puissant moteur d'achat de la presse quotidienne ou périodique. Le dessin peut avoir seulement envie d'amuser, comme les œuvres d'Eifel ou de Sonneville. La satire politique n'est pas loin, comme chez G. Blas, ou la critique sociale comme la pratiquent Hermann-Paul ou de nos jours Barberousse.

Tous les types de presse y ont recours :

  • Les journaux de luxe offrent à leurs lecteurs des pages couleurs sur papier glacé. En Angleterre, l'humour de Finch Mason fait florès. En France les caricatures de Draner ou les cardinaux de Weber se retrouvent dans les pages de périodiques tels que l'Illustration.
  • Les quotidiens ont leurs dessinateurs réguliers, le Parisien libéré, Paris-Presse, etc.
  • Des journaux spécialisés dans le dessin voient aussi le jour. À côté du très politique Assiette au Beurre, il y a quantité de journaux comme le Rire, le Sourire, etc. où les artistes vont placer leurs œuvres. Se développe alors un type de dessin où la férocité de l'humour ne réside pas uniquement dans la légende mais aussi dans l'acidité du trait.

Les œuvres de cette thématique