Technique : 
Support : 
papier
Dimensions : 
Aquarelle: 32cm x 26cm (à vue). Cadre: 45cm x 39cm.
Inscription : 
Signé en bas à droite à l'encre.
Etat de l'œuvre : 
Excellent. Petits chocs au cadre.
Domaines : 
Période : 
390 €
L'œuvre

Arbre ombrageant un troupeau. Aquarelle de Jean-Baptiste Hubert

Un tronc imposant, dont le feuillage cache le ciel, apporte son ombre à un bouvier et son troupeau de vaches.

Jean-Baptiste Louis HUBERT (1801-c.1865) est un peintre paysagiste français de style néoclassique né en 1801. Il se forme en Italie en faisant le Grand Tour puis revient s'installer en France. Il peint principalement des vues du Jura et du midi de la France. Il décède sous le Second Empire.

Qu'en dire ?

Cette aquarelle est construite autour du tronc d'un arbre à la puissance bien marquée, à l'ecorce luisante sous un soleil d'été, peut-être un frêne à en juger par les teintes de l'écorce rendues avec une précision impressionnante par le peintre.

Sous cet arbre, on distingue de dos un bouvier qui, sa musette en bandoulière,  laisse ses vaches prendre le frais sous l'ombrage touffu du feuillage.

Cette aquarelle, par son thème et sa composition, n'est pas une simple scène champêtre composée pour le plaisir des yeux. Si cela avait été le cas, le peintre aurait décrit le ciel, montré la cime de l'arbre, ouvert une vue pour que le spectateur y repose le regard.

Cette oeuvre est chargée d'une forte signification symbolique. L'arbre est représenté par son tronc et ses racines que l'on devine s'enfoncer sous l'humus. La frondaison existe, mais accessoirisée pour servir de fond au tableau. Le peintre s'en sert comme d'un écran qui masque lvolontairement le ciel. Tout est composé pour évoquer l'enracinement de l'homme dans la glèbe, dans le terrestre labeur, sans accès sur le spirituel qu' évoque le ciel dans nombre de tableaux néoclassiques.

Le tronc de l'arbre envahit la composition, à la fois pesant dans sa présence mais atirant vers lui la lumière. Au contraire, le bouvier est dans l'ombre et nous présente son dos.

On peut y voir l'intention du peintre de conseiller aux êtres humains de s'éloigner du trivial, de tout ce qui l'empeche de s'élever vers les satisfactions de l'esprit. La nature est la voie qui permet l'élévation, la transfiguration, une nature rousseauiste qui peut s'entendre comme une évocation de l'Etre Suprême.

Quelque part, il y a dans cette oeuvre une intention philosophique, un message proche de la Philosophie des lumières. Ou peut-être, une évocation clandestine - l'époque est à la condamnation religieuse des Loges- des principes de la Franc-Maçonnerie

L'artiste

Ecole du XIX ème siècle

Ecole du XIXème siècle est une terminologie qui désigne les oeuvres d'art réalisées au cours du XIXème siècle dont l'auteur n'a pas pu être identifié avec certitude.
Ce terme générique est exhaustif et recouvre bien entendu des styles et des manières fort différents. A chaque fois qu'il l'est possible, nous précisons dans la fiche de l'oeuvre à quel style rattacher l'oeuvre en question.